Le Chateau de Montségur

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 Un peu d'histoire

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Amaury
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MessageSujet: Un peu d'histoire   12/12/05

Le développement de l’hérésie :

Le catharisme s'est développé principalement dans le sud ouest de la France aidé en cela par les seigneurs languedociens qui craignaient de perdre leur indépendance vis à vis du Roy et du Pape. A l'aube du XIII ème siècle, le catharisme s'est largement développé dans le Languedoc au vu et au su de l'ensemble de la société.

Une telle situation devenait chaque jour de plus en plus intolérable pour l'Eglise officielle et ne pouvait laisser indifférent le pouvoir royal.

Toutefois, diverses initiatives seront prises pour tenter, par la persuasion, de convertir les hérétiques. Cela donna lieu à de grandes confrontations entre les prédicateurs "romains" et les représentants cathares devant un public qui n'hésitait pas à montrer ses préférences pour les seconds. Dès 1206, un prédicateur d'origine espagnole, Dominique de GUZMAN, le futur St Dominique, fondateur des Dominicains, comprit vite que la persuasion viendrait de l'exemple. Il fallait concurrencer le clergé cathare sur des propres terrains : ceux du prêche et du dépouillement. Comme l'écrivait un chroniqueur de l'époque : "Ils (les Dominicains) se présentent dans l'humilité, allant pieds nus, sans or et argent ... . En quelque sorte, ils imitent en tout le modèle des apôtres ".

Les quelques succès de St Dominique, à FANJEAUX notamment, ne furent pas suffisants pour calmer les ardeurs des autorités romaines.

Il faut reconnaître que pour l'Eglise catholique, la méthode de l'exemple tentée par St Dominique, si elle devait être généralisée, représentait un bouleversement et un danger fondamental. Se transformer en une Eglise dépouillée "apolitique" comme l'Eglise cathare représentait la fin de la puissance ecclésiastique. Pour des papes qui tentaient d'imposer leur hégémonie pour "civiliser" la société féodale, cette tactique de dépouillement ne se concevait pas à grande échelle.
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Amaury
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   12/12/05

La croisade de Simont de Montfort :

Au début du XIII siècle (1208) l'assassinat du légat du Pape, Pierre de Castelnau, donna à Innocent III, chef de l'Eglise de Rome, l'occasion d'une guerre sainte et de la croisade qu'il cherchait depuis un certain temps. Les seigneurs du nord, menés par Simont de Montfort, portèrent la guerre sur le territoire languedocien. Après avoir ravagé les terres du vicomte Trencavel, et notamment mis à sac Béziers, l'affrontement principal eut lieu le 12 septembre 1213 dans la plaine de Muret, prés de Toulouse. Là les croisés s'opposèrent au troupes du comte de Toulouse et du Roi d'Aragon, et la supériorité des chevaliers français donna la victoire à Simon de Montfort. Durant les cinq années suivantes, le culte cathare dut se pratiquer dans la clandestinité.

En 1217, Le comte Raimond VII réussit à investir sa bonne ville de Toulouse, et ses habitants en chassèrent viollement les croisés français, heureux de voir le retour de leur seigneur légitime. Simon, malgré tous ses effort ne parviendra pas à reprendre la cité occitiane et c'est ainsi que lors d'un combat Simon de Montfort trouva la mort le 25 juin 1218, la tête broyée par un boulet de catapulte actionnée, dit-on, par des femmes toulousaines. Un mois plus tard les Français levèrent le camp. Après la mort de Simon de Montfort, des abandons commencèrent à se produire. Quelques castra du Quercy se révoltèrent.
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Amaury
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   12/12/05

La reconquête :

Amaury de Montfort hérita des biens et titres de son père. Mais Amaury n’avait en rien le génie militaire de son père, ni le charisme nécessaire auprès de ses compagnons.

Très vite le sort des armes se mit à basculer en faveur des princes occitans. Dans les cinq ans qui suivirent le décès de Simon de Montfort, non seulement les Français furent obligés de laisser les anciennes possessions du comte de Toulouse, mais ils furent chassés aussi de celles des Trencavel. La chevalerie méridionale avait acquis de l’expérience de ses défaites passées. La détermination des bannis les encourageait à aller toujours plus de l’avant. La libération de Castelnaudary en 1221 et la reddition de Montréal sonnèrent le début de la débâcle des croisés. L'église cathare, en grande partie décimée sur les bûchers des croisés doit alors se réorganiser, se sera l'œuvre de Guilhabert de Castres. Devenu évêque du toulousain après la mort de Gaucelin, il se réinstalle à Fanjeaux où il reçoit toute la noblesse du cru qui y a récupéré ses biens.

Ces faits, ainsi que les échecs répétés d'Amaury de Montfort alertèrent le Saint Siège. Le nouveau Pape, Honorius III, supplia Philippe Auguste de voler au secours de la croisade. Mais le roi ne voulait toujours pas engager la couronne dans cette affaire.

Son fils, Louis, jeune et impatient s'y engagea pour quarante jours. Il s'empara de Marmande et y fit un véritable carnage, comme à Béziers dix ans plus tôt. Alors que le Prince Louis et les croisés faisaient le siège de Toulouse, ils partirent sans autre raison que leur quarantaine achevée.

Le Pape réitéra ses suppliques auprès de Philippe Auguste mais en vain. Amaury de Montfort, à moins que ce soit une idée de l'église romaine, décida de donner tous ses domaines au Roi de France, ainsi en seigneur direct il serait bien obligé d'intervenir pour une ultime pacification qui tardait. Mais celui-ci refusa à nouveau l’hommage.

Malgré la mort de Raymond VI, la guerre de Libération se poursuivit, son fils Raymond VII, fin stratège et meneur d'hommes continua le combat. Peu de temps après c'est au tour de Philippe Auguste de trépasser. Amaury de Montfort, sans recours, se retrouve piégé dans Carcassonne par le jeune Trencavel (fils du vaincu de 1209). Le 14 Janvier, Amaury capitule et s'en retourne en Ile de France dépossédé de toutes les conquêtes de son père. La croisade était définitivement vaincue.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   12/12/05

Manœuvres au Saint Siège :

Le Saint Siège, cependant n'entendait pas abandonner ni perdre la partie. Le catharisme était plus florissant que jamais, malgré la fondation à Toulouse par le futur saint Dominique de l'ordre des Prêcheurs. Le Saint Siège était prêt à tout recommencer. Mais le nouveau Roi de France Louis VIII et sa dévote épouse Blanche de Castille, n'avaient pas de la "question Albigeoise" la même vision que Philippe Auguste.

Louis VIII, mieux que son père, percevait tous les profits que la couronne pourrait tirer de cette entreprise. Dés février 1224, il écrivit au Pape son intention d'aller en Albigeois. Mais les conditions qu'il y mettait étaient si exorbitantes qu'Honorius III refusa, et répondit au roi de s'occuper plutôt de la croisade en terre sainte. Il lui assura d'autre part que Raymond VII était bon catholique, et que l'église devait lui pardonner, il demanda même au roi d'intervenir auprès de Raymond VII pour l'engager désormais à défendre la Foi et à accepter la Paix de l'Eglise.

En fait la lettre d'Honorius III était une ruse pour rabattre les prétentions du roi. Ce dernier réagit d'une façon imprévue. Il se décharge de l'affaire, puisque le Pape veut négocier la paix avec Raymond VII, qu'il le fasse mais sans lui, la seule chose qu'il exige c'est la sauvegarde de ses droits supérieurs.

Pendant ce temps en Languedoc, à la demande du concile réuni à Montpellier, les hauts barons firent les serments requis et se mirent en règle avec l'église. Quinze années de guerres, de sang versé, de bûchers, de peines et de morts semblaient sur le point d’être oubliées.

Honorius III était-il aveugle au point de se contenter de serments, même prêtés sur les évangiles ? Les hauts barons eux-mêmes, étaient-il assez naïfs pour croire que le Pape s'en contenterait ?

Ruse encore d'Honorius III, tacticien jusqu'au bout, qui brandit sous les yeux du roi Louis VIII la menace d'une possible réconciliation avec Raymond VII et les princes occitans. Raymond VII ne vit rien venir et tomba dans le piège. En février 1225, le Pape nomma un nouveau légat : le cardinal de Saint Ange. Un concile général fut prévu à Bourges et l'on y convoqua Raymond VII, il s'y précipita, convaincu qu'il allait y recevoir son absolution. Il y entendit sa dépossession définitive. Le concile donna alors quitus au roi pour sa nouvelle croisade en Languedoc.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   12/12/05

L’intervention du Roy de France :

Que dire de la réaction du pays occitan ? Quinze années de souffrances et de guerre l'avait rendu exsangue. A l'annonce d'une nouvelle invasion, et cette fois conduite par le roi de France, la population fut saisie de terreur. Le clergé prêcha l'image d'un monarque inspiré par Dieu. Il fallait donc redouter sa colère, et espérer sa bienfaisance si on se mettait "sous son aile". Beaucoup de barons firent des serments de soumission qu'ils envoyèrent au roi, certains d'entre eux allèrent même se jeter à ses pieds. La croisade du roi prenait une allure de "promenade de santé" réconciliatrice. Cependant une ville, Avignon se récusa et ne laissa pas passer l'armée du roi. Celle-ci fit le siège de la ville qui céda au bout de trois mois. En Languedoc, il n'y eut que des escarmouches insignifiantes. Partout où le roi passait, il recevait de nouveaux serments d’allégeance. Seul Raymond VII à Toulouse, n'était pas décidé à se soumettre. Le retard occasionné par le siège d'Avignon lui permit d'organiser la résistance.

Le roi étant tombé malade, il préféra ne pas entreprendre de nouvelles campagnes et rentra pour attendre des temps plus favorables. Il prit la route et mourut à Montpensier le 8 novembre 1226 laissant à Humbert de Beaujeu, son cousin, le commandement des troupes royales. Ce dernier reçut le titre de vice-roi pour l'Albigeois.

Un vice-roi n'est pas un roi. Le roi lui, n'avait que douze ans et sa mère Blanche de Castille était surtout préoccupée par la fronde des grands Barons du royaume pour s'intéresser à l’affaire albigeoise.

La nomination de trois sénéchaux à Beaucaire, Carcassonne, et Albi avait entériné la conquête. On se retrouvait désormais en domaine royal. Cependant le roi mort, tout devint différent. La situation se trouva brusquement désacralisée. Le pouvoir s'en était retourné dans cette France où l'on ne parlait pas la même langue, nid venimeux de tant de douleurs passées. Le choix était simple : se soumettre où résister.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   12/12/05

Résistance :

A Cabaret, où l'évêque cathare du Carcassès, Pierre Isarn, avait fait son siège, les cathares revinrent en grand nombre sous la protection des coseigneurs du lieu. Cabaret devint le point de ralliement de ceux qui avaient été dépossédés. Bernard Othon de Niort, apparemment soumis en pris le commandement.

Humbert de Beaujeu fit le siège de Cabaret, et l'on sait par les dépositions ultérieures des témoins, que de grands seigneurs s'y trouvaient, comme Olivier de Termes dont le père avait été vaincu en 1210.

Pierre Isarn fut capturé en Lauragais, alors qu'il se rendait à Toulouse. Le vice-roi, le remit à l'archevêque de Narbonne qui le fit brûler à Caunes-Minervois. Guiraud Abit devint évêque à sa place. Deux ans plus tard, lorsque Cabaret se rendra au vice-roi, Bernard Othon de Niort et Pierre de Laure se chargeront de le mettre en sécurité.

Raymond VII de son coté, était passé à l'offensive, récupérant de nombreuses cités du Lauragais, et du sud Albigeois. Les seigneurs de ces lieux se joignirent à lui aussi vite qu'ils s'étaient soumis auparavant au roi. Humbert de Beaujeu riposta. Il prit Labécède et fit exécuter toute sa population par mesure de représailles. A l'été 1228, ne pouvant en finir par les armes, le vice-roi mit au point une nouvelle stratégie : la dévastation ! tout le domaine agricole de Toulouse fut ravagé, durant trois mois, les vignes et les arbres fruitiers furent arrachés et les moissons et les potagers brûlés. L'église elle-même dut organiser des soupes populaires tant la misère était grande. C'est à ce moment que la couronne proposa de négocier.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   12/12/05

Le traité de Paris :

Le Cardinal de Saint Ange, sollicité par la régente Blanche de Castille, fit à Raymond VII des offres de négociation. Ce dernier serait définitivement reconnu comme Comte de Toulouse et vassal du roi de France. La couronne comtale était sauvée. Raymond conservait ses titres et ses domaines. A vrai dire il n'avait pas le choix, la population de Toulouse réclamait la paix et la reconstruction de ses domaines agricoles. Le comte de Toulouse ira donc à Meaux pour examiner le texte préparatoire du traité.

Celui-ci s'ouvre d'emblée sur les clauses religieuses. Afin de restaurer la paix des âmes et la paix civile en Pays d'Oc, Raymond VII s'engage à lutter contre l'hérésie en expulsant les hérétiques eux-mêmes mais aussi les croyants, les fauteurs, les hôtes, et cela sans distinction, qu'ils soient amis, proches parents ou vassaux. Il promet de faire enquêter par ses représentants pour trouver les hérétiques et afin de mieux les y inciter, il paiera deux marcs d'argent pendant deux ans puis un marc , la vie durant à qui prendra un hérétique. Il doit chasser les routiers et ôter toute charge publique aux hérétiques et aux juifs. Bien entendu, il promet de restituer au clergé les biens et les droits dont il l'avait dépossédé. Pour pénitence, le comte devra partir outre-mer en prenant la croix pour la Terre sainte. A cela viennent s'ajouter dix mille marcs d'argent de dommages et intérêts, et quatre mille marcs d'amende.

Une université, à la charge financière de Raymond VII sera créée à Toulouse. Ce n'était pas la seule université de l'église, mais celle-ci avait mission de former ceux qui veilleraient désormais à la sauvegarde de l'orthodoxie. Les clauses territoriales du Traité vont amenuiser considérablement les possessions du comte. Il ne gardera que le Haut Languedoc, et encore faut-il savoir que la restitution à Raymond de la moitié occidentale de ses domaines est soumise à des clauses successorales draconiennes.

Sa fille unique, Jeanne, épousera le frère du roi, Alphonse de Poitiers. Elle est déclarée unique héritière du comté. A la mort de Raymond VII, c'est son gendre, Alphonse de Poitiers qui deviendra comte de Toulouse, et lorsque celui-ci décédera à son tour, s'il n'a pas eu d'enfants avec Jeanne, le comté sera annexé au domaine royal.

Jeanne et Alphonse moururent en 1271 sans descendance.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   12/12/05

La lutte contre l’hérésie :

Montségur, qui est devenu la résidence principale de son seigneur, Raymond de Péreille, va devenir l’ultime refuge languedocien des cathares.

En 1232, alors que sa famille et ses amis, tous profondément croyants, sont réunis autour de lui, il reçoit un message de Guilhabert de Castres l'invitant à le rejoindre dans la forêt de Gaja, au nord de Mirepoix.

Guilhabert de Castres et les quelque trente parfaits qui l'accompagnent vont demander à Raymond de Péreille de faire de Montségur "le siège et la tête" de l'église interdite.

Durant plus de dix ans, Montségur jouera parfaitement son rôle, à la fois refuge de la haute hiérarchie hérétique et résistance religieuse. Cette dernière allait clandestinement se développer et s'organiser dans le bas pays. Loin d'être cloîtré, ce lieu sera le théâtre d'incessantes allées et venues. Les bons hommes qui y reviennent, croisent ceux qui s'en vont à leur tour prêcher.

Montségur ressemblait à tous les villages de montagne, si ce n'est que ses habitants étaient des proscrits risquant le bûcher ou la prison perpétuelle.

A peu près à la même époque, en avril 1233 exactement, le Pape Grégoire IX envoya aux prieurs des frères prêcheurs une circulaire leur confiant la répression de l'hérésie.

D'un coté une religion interdite qui organise sa résistance depuis un sanctuaire apparemment inviolable, de l'autre la mise en place d'un système répressif, qui aura pour caractéristiques, la compétence de ses agents, leur disponibilité, leur opiniâtreté et leur totale indépendance. Là où les armes et la diplomatie n’avaient pas triomphé, c’est à dire dans le cœur des femmes et des hommes fidèles au catharisme, on allait user désormais d’une technique plus redoutable encore : celle de l’Inquisition.
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire   12/12/05

Les derniers cathares :

Des Parfaits revenant d'Italie tentèrent de raviver la foi. Après quelques succès, qui démontrèrent que la population restait proche de cette religion, ils furent tous pris par les Inquisiteurs.

De ces années noires mêlées de quelques lueurs d'espoir pour les Cathares, deux périodes se détachent : l'action de Guilhem Pagès de 1262 à 1283 dans le Cabardès et celle des frères Authier de 1301 à 1309. Les uns et les autres terminèrent leurs prédications dans les flammes. Durant ces périodes incertaines, beaucoup d'occitans n'hésitèrent pas à pratiquer, comme leur Comte l'avait fait, le double jeu : catholiques de jour, cathares de nuit. Ils voulaient peut-être tout simplement prendre le maximum de garantie pour le jour du jugement dernier en sacrifiant aux deux Eglises antagonistes mais se réclamant également de Jésus. Des prêtres même ne répugnaient pas à la double appartenance.

Le dernier Parfait connu, Belibaste, sera brûlé dès 1321 à Villerouge-Termenes.
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